La cartographie des aléas et des enjeux

125 TRI sont aujourd’hui identifiés sur le territoire national. On dispose, pour ces territoires, de cartographies plus fines. 5 cartes sont disponibles pour chaque TRI :

  • 3 cartes de hauteurs d’eau en fonction de 3 périodes de retours d’événements :

    • les événements fréquents (période de retour entre 10 et 30 ans)

    • les événements moyens (période retour entre 100 et 300 ans) correspondant généralement à la période de référence retenue pour les PPRi

    • les événements extrêmes ou exceptionnels (période de retour d’environ 1000 ans)

  • une carte qui superpose les emprises inondables des différentes occurrences

  • une carte de risque qui superpose la carte précédente avec les enjeux

ExempleL’exemple du TRI de l’hôtellerie de l’agglomération strasbourgeoise

La carte des crues extrêmes :

Les hauteurs d’eau sont matérialisées par des nuances de bleu (plus la couleur est foncée, plus la hauteur d’eau est importante).

Les classes utilisées sont généralement établies :

0-0,5 m : un enfant ou une personne âgée sont déjà en danger.

50 cm-1 m : s’il n’y a pas de courant vous pouvez vous déplacer, mais ça commence à être dangereux parce qu’il peut, par exemple, y avoir des plaques d'égout soulevées.

1 m à 2 m : le premier niveau d’une maison est sous l'eau.

+ de 2 m : situation vraiment plus problématique.

La carte de synthèse des surfaces inondables :

Cette carte superpose les trois occurrences d’événements, à savoir la plus fréquente en vert foncé, l’occurrence moyenne en vert un peu plus clair puis la crue extrême en vert très clair. Il n’y a plus ici la notion de hauteur d’eau mais davantage une notion d’emprise inondable. Les ouvrages de protection ne sont pas pris en compte.

La carte de risque :

La carte de risque est basée sur la carte des surfaces submersibles sur laquelle sont ajoutés les enjeux (bâtiments d’infrastructures, de transport, d’infrastructures sensibles telles que les hôpitaux, les maisons de retraites, les crèches…)

quel usageQuels usages pour ces cartes ?

Aménagement et urbanisme résilients

L’usage de ces cartes dans ces domaines a du sens. Si le TRI n’est pas une servitude d’utilité publique, les informations qu’il contient peuvent être utilisées par le biais de l’article R.111-2 du code de l’urbanisme. Il convient cependant d’être attentif au fait que les cartes n’apportent des informations que sur les hauteurs d’eau (et que les données sur les dynamiques sont absentes), ce qui est problématique particulièrement si la finalité est d’établir des prescriptions.

Gestion de crise

L’utilisation des cartes des TRI est intéressante pour la gestion de crise à plusieurs titres, tout d’abord parce qu’elles présentent plusieurs occurrences de crues, ensuite parce que les enjeux sont identifiés.

Information préventive

Bien que ne faisant pas partie des informations délivrées dans le cadre de l’IAL, les cartes sont généralement disponibles en ligne et peuvent participer à l’information du public.

Travaux et ouvrages de protection

Les cartes ne sont pas destinées à être utilisées directement pour le dimensionnement des ouvrages.