Les ruptures ou submersion d’ouvrage
Dans certains cas, une inondation peut être provoquée par la rupture ou la défaillance d’un ouvrage de protection hydraulique, lui-même généralement sur-sollicité par les conséquences de fortes précipitations, engendrant une hausse du niveau de l'eau dans le lit endigué.
Deux types d’ouvrages sont concernés :
les digues longitudinales (le long d’un cours d’eau) qui protègent les zones habitées par les crues
les barrages qui retiennent des volumes importants d’eau en amont
Ces types d’ouvrages sont des ouvrages transversaux.
La défaillance peut être liée au dépassement du niveau de danger (crue importante) ou due à une faiblesse momentanée de l’ouvrage (pas nécessairement liée à une crue mais généralement mis en évidence par une crue).
Les conséquences des ruptures ou submersion d’ouvrage
Les conséquences sont soudaines et dévastatrices : l’eau s’échappe de manière incontrôlée, avec une forte énergie, générant une inondation soudaine et violente. Les zones proches de l’ouvrage sont particulièrement exposées.
Exemple : Quelques exemples :
La rupture de la digue du Rhône en 2003
Lors de cet évènement, une crue modérée a entrainé la rupture d’une digue ce qui a provoqué :
une fosse d’érosion profonde à proximité immédiate de la rupture
plusieurs mètres de crues générés par cette érosion
des écoulements très rapides
des risques majeurs pour les personnes et les biens dans la zone en aval
La rupture du barrage de Malpasset en 1959
Ce barrage situé près de Fréjus dans le Var a cédé brutalement provoquant une vague dévastatrice qui submergé la ville en aval.
Cette catastrophe a été causée par une malfaçon de l’ouvrage.
Ces évènements ont conduit à renforcer la surveillance et les réglementations d’urbanisme autour des ouvrages hydrauliques afin de se prémunir de ce risque qui est très dangereux et potentiellement mortel.