Les principes de la signalisation maritime

Les principes généraux pour la mise en place d’une signalisation maritime sont les suivants :

  • Lorsqu’un flux de navigation conséquent est identifié entre 2 zones, il convient qu’une route maritime, au moins, soit sécurisée par une signalisation adéquate, adaptée au type et à la densité de la navigation.

    S’il n’y a pas de danger sur ou aux abords de la route de navigation, ou si la densité de trafic n’est pas suffisante, il n’est pas nécessaire de mettre en place une signalisation maritime. La signalisation maritime est mise en place pour sécuriser uniquement la navigation maritime, elle n’est pas conçue pour les autres activités de la mer.

  • La signalisation maritime doit être conçue pour un usage par un navigateur étranger à la zone de navigation, impliquant des exigences en matière de conformité et d’intelligibilité de la signalisation.

    Le système de balisage mis en pace doit être lisible par tout usager de la mer, il ne doit pas être compréhensible uniquement par les usagers locaux.

  • Les aides à la navigation doivent être limitées afin de ne pas créer de risque de confusion. L’objectif est de sécuriser des routes maritimes identifiées. Il n’est pas de signaler tous les dangers d’un plan d’eau.

    Trop d’aides à la navigation maritimes tuent la signalisation maritime !

  • Toute création, modification ou suppression d’aide à la navigation maritime doit tenir compte de la signalisation maritime en place, et doit contribuer à la cohérence et à la lisibilité du système d’aides à la navigation maritimes existant dans le respect des principes du référentiel nautique et technique.

    C’est pourquoi toute création modification ou suppression d’aides à la navigation maritimes doit suivre la procédure CMS[1].

  • Les informations données par la signalisation maritime sont destinées à aider le navigateur et n’ont pas de force contraignante dans le choix de sa route dont il reste le seul maître.

    Les aides à la navigation maritimes sont là pour donner des informations aux usagers, il reste maître à bord et libre de décider de sa route, mais il en est responsable.

  • L’absence d’aide est préférable à une « aide » apportant une information peu fiable, erronée ou confuse.

    Les usagers de la mer s’attendent à voir les aides à la navigation maritimes telles qu’elles sont décrites sur les documents nautiques, l’absence d’aide ou sa non-conformité due à une panne peut engendrer un risque de confusion.