Les aides à la navigation maritimes fixes

Les aides à la navigation maritimes fixes sont celles qui ne sont pas mobiles, en opposition aux aides à la navigation maritimes flottantes qui elles vont voir leur position varier selon les conditions météorologiques et océaniques sur zone.

Il y a deux grandes familles d’aides à la navigation maritimes fixes : les balises et les feux.

Les balises sont les aides à la navigation maritimes fixes dont la hauteur est inférieure à 15m.

Parmi les balises on retrouve les espars et les tourelles. C’est le diamètre de l’objet nautique qui va déterminer si c’est un espar ou une tourelle. Il est à noter qu’aujourd’hui ce diamètre limite n’a pas de valeur définie.

Les espars

Un espar peut être composé de trois éléments :

  • Le soubassement : partie inférieure de l’aide qui permet d’obtenir une surface plane et de diffuser les efforts dans le sol,

  • Le socle : partie qui assure une stabilité et permet un rehaussement,

  • Le mât : Composé d’un pieu, d’une perche ou d’un tube et sur laquelle est apposée la marque de jour (couleur + voyant).

Balise Le Moulard

Les tourelles

La tourelle se situe en général sur un rocher isolé en mer ou sur un haut fond. Elle est destinée à être vue de loin et possède à cet effet des dimensions relativement importantes.

Une tourelle peut être composée de quatre éléments :

  • Le soubassement : partie inférieure de l’aide qui permet d’obtenir une surface plane et de diffuser les efforts dans le sol,

  • Le corps de la tourelle : partie qui assure la stabilité et sur laquelle est apposée la marque de jour (couleur),

  • Le local technique : si la tourelle est pourvue de parties actives, cette partie abrite les équipements,

  • Le support : partie qui supporte le voyant, le feu ou tout autres équipements.

Tourelle Trebeyou

Les feux

Un feu peut être composé de six éléments :

  • Le soubassement : partie relativement peu épaisse à l'interface entre le sol et l'embase permettant d'obtenir une surface plane pour ériger l'embase et de diffuser au mieux les efforts de la structure dans le sol ;

  • L’embase : partie pleine au pied de l’ouvrage qui assure par sa masse la stabilité de l’ouvrage. Elle peut également servir d’accès à marée basse. La limite entre le soubassement et l’embase est souvent difficile à déterminer ;

  • La tour : partie qui comporte l’escalier qui mène à la lanterne,

  • Le chemin de ronde : c’est un élément d'architecture consistant en une voie de circulation en position sommitale ;

  • La lanterne : partie abritant l’optique,

  • Le support : partie qui supporte les autres équipements du feu tels qu’un aérogénérateur, une antenne ….

Phare d’Ar-Men
Feu de Mogueriec

Les phares

Un feu est défini comme étant un phare s’il répond à trois des quatre critères suivants :

  • Établissement ayant une fonction de feu d’atterrissage ou de feu de jalonnement,

  • Établissement d’une hauteur totale supérieure ou égale à 20 mètres (hauteur de l’édifice au-dessus du sol hors girouette, antennes, paratonnerre, aérogénérateur…),

  • Établissement dont le feu a une portée nominale supérieure ou égale à 20 M (100 000 candelas Cd),

  • Établissement abritant dans son enceinte un ou plusieurs bâtiments / établissement conçus à sa construction pour être gardiennés.

Le phare de l’île de Batz

Phare du Planier

Phare comprenant des bâtiments annexes sur deux niveaux abritant les logements de gardiennage et les locaux techniques.

Phare de la Hague

Phare en mer