Les aides à la navigation maritimes flottantes

Les aides à la navigation maritimes flottantes sont maintenues à leur position par l’intermédiaire d’une ligne de mouillage reliée à un corps-mort. Il convient de noter que ces aides à la navigation maritimes n’ont pas une position fixe absolue, mais qui évolue à l’intérieur d’un cercle d’évitage dans lequel elle est maintenue par son mouillage. Selon les sites le rayon d’évitage peut dépasser 100m. Le rayon d’évitage maximal en mètres est exprimé par la formule approchée :

L représente la longueur du mouillage (en mètres) et H la cote de fond à marée basse de coefficient 120

Les aides à la navigation maritimes flottantes majeures

Les aides à la navigation maritimes flottantes majeures sont toujours actives avec un feu de longue portée.

Cette catégorie comprend les bouées phare ou bateaux feux.

Elles sont équipées :

  • D’un signal lumineux,

  • D’une balise répondeuse radar (Racon),

  • Parfois d’une aide sonore.

Leur coût est élevé y compris pour la maintenance.

Il n’en existe plus en France.

Les Bateaux-feux

Ils étaient destinés à marquer les dangers des hauts-fonds en pleine mer ou les entrées d’un chenal d’accès à un port. Ils étaient équipés de radiophares, de feu, d’avertisseur sonore, et de balise Racon.

Bateau-feu

Les Bouées Phares

Elles ont remplacé progressivement les bateaux-feux.

Bouée-phare

Les aides à la navigation maritimes flottantes mineures

Les Bouées

La bouée est composée en général de 3 parties distinctes :

• La superstructure ou charpente : qui est la partie opérationnelle de la bouée, puisqu’elle constitue la marque de jour et comprend le support du feu et du voyant. Elle a aussi une utilité fonctionnelle, puisqu’elle porte les panneaux solaires qui fournissent l’énergie nécessaire au feu, la/les batteries qui la stocke et l’électronique qui gère l’ensemble.

Selon le caractère de l’aide à la navigation maritime, la superstructure peut être de forme cylindrique, prismatique, tronconique, troc de cône pyramidal, tronc de cône hexagonal.

• Le flotteur : dont la vocation est de maintenir l’aide à la navigation maritime en surface. Le flotteur, qui supporte le poids du mouillage doit être d’autant plus important que le mouillage est lourd (donc le site profond).

• Le porte-lest ou queue de bouée : qui doit assurer la stabilité de l’ensemble. Le flotteur et le porte-lest sont conçus pour que la bouée soit peu sensible aux sollicitations extérieures (houle, clapot, courant, vent), de sorte que le plan optique du feu reste le plus proche possible de l’horizontale. Les portes-lest sont équipés sont équipés de lests,  d’organes d’amarrage supérieur et inférieur, d’anneaux de levage, de dérives de stabilisation et d’anodes sacrificielles.

Il existe deux types de porte-lest : Les jupes pour les sites échouables et les queues pour les sites en eaux profonde. 

Bouée porte-lest à queue
Bouée porte-lest à jupe

Les Balises à flotteur immergé - BFI

Les balises à flotteur immergé, du fait de leur position relativement fixe, sont considérées comme des aides à la navigation maritimes fixes par l’IALA. En France, elles sont gérées comme des aides à la navigation flottantes.

Elles peuvent être mises en place uniquement par une profondeur inférieure à 15m, sur un site ayant un marnage maximal de 1m, et avec une force de courant maximale de 2,5 nœuds.

Une BFI est composée de 3 parties distinctes :

  • Le fût tubulaire métallique dont la partie inférieure est reliée au corps mort par une pièce d’articulation.

  • Le flotteur immergé, de conception modulaire, qui permet le maintient de l’ensemble à la verticale par flottabilité positive.

  • La partie supérieure qui émerge de 5 à 8 m de la surface et comprend une nacelle recevant les équipements.

Schéma de la composition d’une BFI
Représentation d’une BFI en mer
BFI Passe Deverd - Nouvelle Calédonie

Ligne d’amarrage et corps-mort

Afin de fixer les bouées à leur position, elles sont équipées d’une ligne de mouillage reliée à un corps-mort.

La ligne de mouillage est constituée de plusieurs éléments reliés entre eux par des manilles et souvent des émerillons :

  • Une chaîne de cul de bouée,

  • Une chaîne flottante (qui ne vient jamais en contact du fond),

  • Une chaîne de marnage (qui est soumise au pilonnement et à l’abrasion sur le sol),

  • Une chaîne dormante (qui est posée sur le fond et reliée au corps-mort).

Schéma de principe d’une ligne de mouillage
Exemples de lignes de mouillage