Une approche systémique indispensable : l’exemple des zones humides

Les zones humides illustrent parfaitement la nécessité d’une approche systémique dans le cadre de la GEMAPI. Ce sont des systèmes complexes qui remplissent de multiples fonctions, étroitement interconnectées.

Elles assurent tout d’abord des fonctions biologiques : accueil de la biodiversité, rôle de corridor écologique, production de biomasse, maintien des berges, apport d’ombre ou encore aménités paysagères.

Elles remplissent également des fonctions hydrologiques majeures, telles que le ralentissement et l’écrêtement des crues, le stockage et la restitution des eaux, le rechargement des nappes ou le transport sédimentaire. Ces fonctions contribuent directement à la protection contre les inondations et à la régulation de la ressource en eau.

Enfin, les zones humides jouent un rôle essentiel sur le plan biogéochimique : autoépuration de l’eau, captation des nutriments et des toxiques, stockage du carbone, régulation du climat et de la température.

Ces différentes fonctions montrent que toute action sur un milieu peut produire des effets multiples, parfois contradictoires. Par exemple, le développement de la végétation peut favoriser la biodiversité et la fixation des sédiments, mais aussi conduire à une surélévation du lit du cours d’eau et à une augmentation du risque d’inondation.

C’est pourquoi la GEMAPI repose sur une cohérence environnementale entre les actions de prévention des inondations et celles de gestion ou de restauration des milieux aquatiques, seule garantie d’une action publique efficace et durable.

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Approche systémique