L’objectif des bandes de précaution

Lorsqu’un territoire est protégé par des ouvrages (digues, systèmes d’endiguement, ouvrages linéaires), la rupture ou le dysfonctionnement de ces ouvrages peut entraîner des phénomènes d’inondation très dangereux.

Or, dans les zones situées à proximité immédiate d’une brèche, les phénomènes physiques sont particulièrement complexes : écoulements diphasiques, transports de matériaux, formation de fosses d’érosion, sapements… Ces phénomènes peuvent provoquer des dommages très importants mais ils sont difficiles à modéliser de manière fiable.

Les logiciels de modélisation utilisés dans les études d’aléa ne permettent pas de représenter l’ensemble de ces phénomènes physiques dans toutes les situations possibles, et il n’existe pas d’outil validé par la communauté scientifique capable de reproduire fidèlement cette complexité.

Pour intégrer ce risque résiduel difficile à qualifier, le guide prévoit l’identification de bandes de précaution forfaitaires, qui sont obligatoirement classées en aléa de référence très fort.

Illustration fosses d’érosionInformations[1]

Rupture de la digue de la Mosson à Maurin (Hérault) en 2002, provoquant des fosses d’érosion et une dynamique très forte pouvant détruire des habiations à l’arrière de la digue.

icone à retenirà retenir

  • La bande de précaution sert à couvrir un risque grave et mal représentable par les modèles.

  • Elle correspond à un secteur où l’aléa est classé très fort.